La bienveillance (entre femmes).

Que ce soit dans le milieu professionnel ou le milieu personnel, la bienveillance (veiller au bien) n’est pas souvent visible. Celle entre femme me touche de plus en plus. On se juge, on se tire dans les pattes, on craint l’autre. Alors qu’on devrait être soudée, se faire confiance, s’écouter, s’entre-aider si nécessaire !

Je me souviens adolescente et jeune adulte lutter contre mes propres pensées et garder pour moi les jugements que je pouvais avoir. Puis, dans un milieu professionnel, j’ai passé du temps avec des femmes qui jugent à haute voix, sans même se cacher. Qui font du mal, qui blessent, qui montent les unes contre les autres. Des femmes qui parlent de moi quand je ne suis pas là. Puis qui parlent des autres quand je suis là.

J’ai oublié de faire attention et ma langue s’est déliée. Je me mets, moi aussi à critiquer. Je dis bien trop souvent « je ne dois pas le répéter mais, je te le dis…».

Mais où tout cela me mène ?

Depuis quelques mois j’ai quitté cet environnement professionnel.

Il m’est donc plus facile de choisir qui je fréquente, pourquoi je les fréquente et quand je les fréquente.

J’ai plus de temps, c’est moins la course. Et je m’épanouis à penser que la bienveillance entre les femmes devrait être quelque chose d’ordinaire. Parler aux femmes comme je parle à ma sœur devrait être normal !

Depuis toute petite j’entends que les femmes sont mauvaises entre elles, elles sont jalouses, qu’elles rivalisent les unes contre les autres. Bien trop souvent j’ai entendu dans la bouche d’adulte « les filles sont méchantes entre elles ». Les filles sont méchantes ? Et pas les garçons ? Les filles sont jalouses, possessives et rivales pour garder « l’homme » et pour fonder un foyer sécurisant. Super. Et si on repoussait ce cliché ?

Par cet article je pose à l’écrit mon cheminement. Ce avec quoi je lutte depuis quelques mois. Changer mon regard critique négatif en positif et si ce n’est pas possible en ignorance. Ne pas colporter des rumeurs. Ne pas chercher à savoir ce que l’on ne me dit pas. Ne pas chercher à être copine avec tout le monde.

Accepter l’autre avec ses différences. Le monde est assez grand pour accueillir toutes les personnalités ! Arrêtez de juger les filles qui s’habillent en mini-jupe, elles font bien ce qu’elles veulent et un vêtement n’autorise en aucun cas des gestes ou des paroles malsaines. Arrêtez de juger celles qui ne veulent pas travailler et qui vivent « au crochet » de leur conjoint, c’est leurs choix. Arrêtez de juger celles qui travaillent trop et qui ne voient pas beaucoup leurs familles.


D’autre part j’ai découvert les cercles de femmes, les tentes rouges. Des rassemblements de femmes. Alors oui,ça exclu l’homme, en partie. Pour mieux se confier, parler sans craintes, être libre. Les cercles de femmes j’en parlerai plus tard, ainsi que de « féminin ». Je découvre ce monde bienveillant et ça me fais du bien!

Je te présente içi les trois tamis de Socrate :

  • As-tu contrôlé si ce que tu as à me dire est vrai ?
  • Est-ce quelque chose de bon (gentil)?
  • Est-ce utile de me raconter ce que tu as à me dire?

« Si ce que tu as à me dire n’est ni vrai, ni bon, ni utile, je préfère ne pas le savoir, et quant à toi, je te conseille de l’oublier … »

Et toi ? comment tu sens tu par apport à ce sujet ?

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