Suivre ses intuitions

Tout le monde connait ça, cette petite voix intérieure, ce petit quelque chose qui nous fait hésiter une fraction de seconde. Puis quand on ne suit pas ce « que l’on avait senti », on se dit « mince, je le savais, j’aurais du m’écouter ».

Oui, tu aurais pu t’écouter. Oui, j’aurais du m’écouter.

Ecouter et ressentir

Cela m’arrive de plus en plus. De ne pas suivre mon intuition et me dire « j’aurais du m’écouter ». Est-ce que je suis plus à l’écoute de moi, observe-je plus mes ressentis ? Tout en continuant mon train train quotidien et donc en niant ces intuitions.
Certaines personnes définissent l’intuition comme un sens, une sorte de logique que notre cerveau a d’analyser inconsciemment une situation grâce à toutes nos informations sensorielles : une intelligence intuitive.

Je suis plutôt d’accord avec ça. Avoir cette capacité d’intuition se travail, s’apprend, s’exerce me semble t’il. Se déconnecter un brin, afin de n’être plus ego-centré mais dans l’empathie (Coucou mes enfants ! oui j’essaie de les écouter via tous mes canaux sensoriels … surtout lors de leurs crises et de mes colères…), de n’être plus constamment dans un mouvement ou avec un fond sonore …

Intuitions ou bon sens ?

Parfois j’ai du mal à distinguer les deux.
Par exemple, nous partons en balade en hiver autour d’un lac. J’ai mes baskets aux pieds, tout le monde est prêt : il faut partir. Dans ma tête vient l’idée de mettre des chaussures plus chaudes, mais hop, je pars déjà vers la voiture. Finalement il va neiger, puis pleuvoir, le petit va pleurer et j’aurai le grand sur les épaules parce-que bon, ça fait deux heures qu’on marche… et la je me dis « J’ai les pieds gelés, j’aurais du m’écouter ! ». Intuition ou bon sens ?

Mais alors c’est quoi l’intuition ? C’est tout un sujet de philosophie je crois. Je ne suis pas très philosophe. Alors pour moi, ça sera ça : prendre une décision en y mettant ce que mon cœur et mon corps me dit. C’est quelque chose de spontané qui ne demande pas de réflexion.

Intuition et relation

J’ai toujours « ressenti » les personnes. Jeune je disais que « je ne cernais pas certaine personne » dans le sens où je ne voulais pas de relation avec elle, je ne la « sentais » pas. Et je mis tenais. Je ne les fréquentais pas.
Avec le temps, j’ai mis ce « jugement », ce « sens » de côté. J’ai côtoyé un peu tout le monde. Avec plus ou moins d’affinité. Je me suis aussi forcée à faire « copine copine » avec des nanas qui ne m’intéressais pas.
Alors peu à peu j’y reviens.
Je reviens à mon ressenti, à mon intuition. A ce que la personne me renvoie ou pas.
Oui je n’ai pas besoin d’être l’amie de tous.

Intuition et nutrition

Je pense que les intuitions se ressentent autour de l’alimentation.
Quand nous avons la gastro par exemple, nous avons une perte d’appétit, une diète forcée mais qui nous fait du bien.
Je suis persuadée que notre corps nous parle. Et parfois nous ne l’ecoutons pas. En janvier, j’ai eu envie et besoin de manger plus légers qu’à mon habitude. Je suis revenue au crudité et à moins de viande.
Certaine personne ressentent parfois le besoin de manger « vert » d’autre de manger plus sucré durant un temps…
Essayer de s’écouter ne veux pas dire succomber à la pulsion alimentaire de base « chips coca », mais essayer de voir un peu plus profond que ça…

Cultiver ses intuitions

Je pense que cela se travaille. Que nous pouvons apprendre à nous écouter et à ressentir notre environnement pour prendre de meilleure décision. S’ouvrir aux autres et à la nature. Faire et « entendre » le silence derrière le bruit.

Qu’en pensez-vous?

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